La grossesse

Alimentation future maman : les 10 pièges à éviter

andwichs, cafés, sodas… Pas toujours facile, même quand on est enceinte, de modifier certaines habitudes. Du petit déjeuner au dîner, repérez vos mauvais réflexes… alimentaires…

7h30 : Je suis en retard, je saute le petit déjeuner.
Déjà en temps normal, ce n’est pas une chose à faire ! Alors avec un bébé qui ne pense qu’à se développer et puise non-stop tout ce dont il a besoin chez sa maman… Qui va se sentir mal si les stocks de vivres ne sont pas régulièrement renouvelés, particulièrement après une longue nuit de jeûne ? Devinez qui se prépare une chute de tension ou une hypoglycémie dans quelques heures ? Pas le fœtus, non : la nature est bien faite et lui donne la priorité. Donc on ne saute surtout pas son petit déjeuner – ni un autre repas -, même si on souffre de nausées matinales. Dans ce cas, il est d’ailleurs fortement conseillé de commencer à boire et à manger au lit, avant même d’avoir mis un pied par terre. Préparez la veille votre plateau : deux biscottes et un verre d’eau posés sur la table de nuit peuvent suffire.

Alimentation future maman : les 10 pièges à éviter

10 h : Au bureau, je donne mes rendez-vous à la machine à café et j’en profite pour en boire un ou deux.
D’accord pour une petite tasse de café, voire deux. Mais n’en buvez pas plus de trois par jour. A haute dose, la caféine provoque des crampes, de la nervosité, de la tachycardie et des troubles du sommeil. C’est exactement le même problème avec le thé, qui fait lui aussi partie de la famille des excitants. Rabattez-vous plutôt sur le décaféiné et les tisanes.

13 h : J’aime tout, je mange de tout, je goûte à tout.
Et c’est tout ce qu’il faut pour vous préparer des après-midi pénibles, entre renvois acides, digestion lourde et ballonnements… Les femmes enceintes sont souvent sujettes à ce type de malaises. Aussi, pendant quelques mois, il vaut mieux diminuer la consommation de certains aliments, même si vous les aimez beaucoup : les « difficiles à digérer » (plats en sauce ou très gras, fritures…), les « agressifs » (épicés avec du poivre, du piment ou de la moutarde), les « générateurs de fermentation » (fritures encore, choux et certains légumes secs…) et, si vous avez facilement des ballonnements, les eaux gazeuses et le pain chaud.

13 h bis : A midi, c’est sushis (et avant d’aller au dodo, c’est carpaccio)
Attention, le poisson (sushis…) et les fruits de mer crus, les viandes crues (carpaccio de bœuf, steak tartare) ou saignantes, les fruits et légumes non lavés peuvent être responsables de certaines intoxications alimentaires dangereuses pour votre bébé, comme la listériose ou la toxoplasmose. La cuisson est une excellente protection contre les microbes en tout genre.

13 h ter : Je déjeune d’un sandwich devant l’ordinateur.
Non, et non ! Non d’abord, parce que vous méritez plus que jamais une vraie pause à midi avec un déjeuner équilibré, dégusté lentement et tranquillement dans une ambiance détendue. C’est le meilleur antidote aux ballonnements et renvois acides (encore eux). Et non encore, parce que sandwich rime bien souvent avec dessert trop sucré !

16 h : En cas de petite faim, je grignote ce que j’ai sous la main
Et vous nourrissez ainsi vos futurs bourrelets en accélérant votre prise de poids. Certes, on vous a conseillé de fractionner vos repas pour lutter contre les nausées, mais fractionner ne veut pas dire manger n’importe quoi n’importe quand. La bonne stratégie : répartir la nourriture de vos trois repas sur quatre à cinq collations, en conservant les mêmes quantités. Un estomac jamais vide mais toujours léger, voilà qui aide réellement à lutter contre les nausées. Et ce n’est pas grave si vous mangez votre tranche de jambon à 10 heures et votre purée de carottes à 16 heures…

19 h : En rentrant du boulot, je me détends avec un petit apéro
Et si vous preniez un bain, plutôt ? Le problème, ce n’est pas que l’apéro soit petit ou gros, c’est que l’alcool a la faculté de traverser très facilement la barrière du placenta. Quand la future maman boit, le fœtus en fait autant. Les risques pour lui ? Malformations, retards de croissance, handicaps mentaux… Et pas seulement pour les buveuses régulières. Toute prise d’alcool, même occasionnelle, peut mettre le futur bébé en danger, particulièrement pendant le premier trimestre de la grossesse. Mais alors, où trouver les polyphénols (antioxydants réputés protéger les artères) si bénéfiques du bon vin rouge ? Dans les mûres et les myrtilles, les betteraves rouges, les brocolis, le persil…

19h30 : Pas le temps, ni d’énergier pour cuisiner, vive les plats tout prêts, pratiques et équilibrés
Pratiques, c’est indéniable. Equilibrés, beaucoup moins certain… Pour en être sûre, il faudrait savoir parfaitement déchiffrer les étiquettes et analyser la composition nutritionnelle de la barquette avant de passer à table. En grande majorité, les plats cuisinés industriels, surgelés ou non, sont surtout très chargés en sel et en graisses, peu rassasiants et composés parfois de protéines ou de matières premières de mauvaise qualité. Alors, on fait quoi ? Simple et rapide, peut-être, mais frais et naturel de préférence. Surgelé, pourquoi pas, mais alors obligatoirement nature.

20 h : Pas question de prendre du poids, je supprime les corps gras dans tous les plats
Et vous privez ainsi votre bébé d’éléments indispensables au développement de son cerveau, comme les oméga 3. Si vous voulez contrôler votre consommation de graisses (ce qui n’est pas une mauvaise idée en soi), faites le tri : réduisez les viandes grasses, les fromages et les charcuteries. Forcez en revanche sur les poissons gras comme le saumon, le maquereau, les sardines… L’idéal est d’en consommer deux à trois fois par semaine, surtout pendant le troisième trimestre de la grossesse. Et, pour finir, la formule magique de votre vinaigrette quotidienne : 2/3 d’huile de colza pour 1/3 d’huile d’olive.

Les bonnes habitudes
La bonne habitude anticystite
De l’eau, beaucoup d’eau, au moins 1,5 l par jour…

La bonne habitude antibactéries
Je lave tout : je me passe les mains sous l’eau dès que je cuisine. Je nettoie légumes, salades et fruits. Je fais bouillir les torchons…

La bonne habitude anticonstipation
Je passe (en quantité raisonnable) au « tout complet » et au « total fibres » : pain, céréales, pâtes et riz, pruneaux, figues… De plus, ces aliments contiennent plein de très bons nutriments.

La bonne habitude calcium
Où trouver le calcium indispensable quand on digère mal le lait et qu’on déteste les fromages ? Dans les choux, certaines eaux minérales (Hépar, Contrex, Badoit, Quézac…), les sardines en boîte (à manger avec les arêtes), les amandes, le persil, le cresson, les agrumes… Ajoutez un yaourt par jour, et vous ne manquerez de rien !

La bonne habitude anticonstipation
Je passe (en quantité raisonnable) au « tout complet » et au « total fibres » : pain, céréales, pâtes et riz, pruneaux, figues… De plus, ces aliments contiennent plein de très bons nutriments.

La bonne habitude antinausées
Le gingembre, oui, madame ! En poudre, parsemé dans tous les plats, ou mieux, frais, râpé et infusé en tisane, éventuellement adoucie d’une cuillerée de miel, à raison d’une ou deux tasses par jour. Un truc de grand-mère… orientale ! Mais éprouvé depuis des générations. Et radical aussi pour tuer dans l’œuf les rhumes naissants en hiver…