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Pollution, produits chimiques : fertilité menacée

Le nombre de spermatozoïdes serait ainsi passé de 100 millions par millilitres dans les années 1950 à moins de 50 millions en moyenne aujourd’hui !…

Le nombre de spermatozoïdes serait ainsi passé de 100 millions par millilitres dans les années 1950 à moins de 50 millions en moyenne aujourd’hui ! En ce qui concerne la fertilité féminine, 30 % déclarent avoir connu des difficultés dans leur projet de maternité ou même avoir échoué à le mener à bien. Quel est l’impact de notre environnement moderne sur notre fertilité ? C’est la question posée lors des 4emes rencontres parlementaires Environnement et Santé organisée par la députée de l’Essonne, Nathalie Kosciusko-Morizet.
Certes, notre fertilité est déjà mise à rude épreuve par de nombreux facteurs : tabac, alcool, stress, grossesses de plus en plus tardives…. Mais si l’on écarte ces aspects, il reste un impact des différents aspects de notre environnement. Et la pollution n’est pas la seule en cause. Sur le banc des accusés, on trouve les produits phytosanitaires (pesticides…), les cosmétiques, les peintures, les détergents… mais aussi les matières plastiques des jouets ! Car tous contiennent notamment des produits organiques persistants, des éthers de glycol, des organochlorés, des phtalates… qui sont soupçonnés de perturber les systèmes hormonaux masculins et féminins. Le colloque essaiera de faire le point autour de spécialistes, de décideurs politiques et d’industriels.

A noter : l’Inserm a justement lancé un observatoire épidémiologique de la fertilité en France. Celui-ci va interroger 20 000 foyers en 2007 pour évaluer la baisse de fertilité et l’exposition aux divers produits de l’environnement.

Au niveau européen, la fameuse directive Reach devrait être adoptée. Même si de nombreuses associations la trouvent incomplète, c’est un premier pas : elle prévoit un examen de 30 000 substances chimiques différentes produites par les industriels chaque année et leur impact sur la santé. Mas le texte donne une dizaine d’années aux industriels pour le faire… et il n’y aura pas d’obligation de substituer un produit considéré comme dangereux…

Source : Rencontres Parlementaires Fertilité et environnement, 13 décembre 2006.

Source : http://news.doctissimo.fr